BON A SAVOIR : La Belgique en quelques chiffres – partie 2

PROFIL PERSONNES OCCUPÉES

La majorité des Belges occupés travaillent dans le secteur privé. Tous secteurs confondus, 90% des salariés ont un contrat permanent. Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes : plus de trois quarts de l’ensemble des salariés occupés à temps partiel sont des femmes. 40,2% des femmes salariées travaillent à temps partiel, contre seulement 12,1% des hommes salariés. S’occuper des enfants ou d’autres membres de leur famille nécessitant des soins est la principale raison du travail à temps partiel pour 25,8% des femmes à temps partiel ; 10,9% des hommes avancent cette raison. Par ailleurs, la part des travailleurs belges occupant un deuxième emploi se stabilise à 5,2% en 2023.

ÉCART SALARIAL

En Belgique, l’écart salarial entre les sexes, c’est-à-dire la différence de salaire horaire entre les hommes et les femmes, s’élevait à 5,0 % en 2022. Cela signifie qu’en 2022, les femmes gagnaient en moyenne 5,0 % de moins par heure que leurs homologues masculins. Parmi les travailleurs de moins de 25 ans, l’écart de rémunération entre les sexes est pourtant négatif, à -0,2%, mais augmente nettement selon l’âge pour atteindre 4,4% chez les 35-44 ans et même 8,5% pour les 55-64 ans. L’écart salarial est le plus important dans les secteurs de la production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution et de l’information et communication et le plus bas dans deux secteurs où les femmes gagnent un salaire horaire moyen supérieur à celui des hommes, soit les industries extractives (-3,9%) et les arts, spectacles et activités récréatives (-0,2%)

REVENUS FISCAUX

En 2021, le revenu annuel net imposable moyen par habitant s’élevait à 20.357 euros. La ventilation de ce chiffre par région montre que la Région flamande présente le revenu par habitant le plus élevé. Fort d’un montant de 21.776 euros, le revenu moyen des Flamands dépasse en effet de 7,0 % la moyenne nationale. Les habitants de la Région wallonne et de la Région de Bruxelles-Capitale disposent de moyens financiers moindres. Le revenu moyen des Wallons (19.192 euros) se situe 5,7 % en deçà du chiffre belge, tandis que les Bruxellois disposent en moyenne de 21,1 % de moins sur base annuelle (16.068 euros). Avec un revenu moyen par habitant de 33.249 euros, Sint-Martens-Latem est la commune affichant les revenus fiscaux les plus élevés. Un habitant de cette commune dispose en moyenne d’un revenu supérieur de 6 3,3% à la moyenne nationale de 20.357 euros. À l’autre extrémité de l’échelle figurent principalement des communes bruxelloises. Avec une moyenne de 11. 082 euros, Saint-Josse-ten-Noode est la commune belge affichant les revenus les plus faibles. Un habitant de Saint-Josse-ten Noode dispose en moyenne d’un revenu qui est inférieur de 45,6 % à la moyenne nationale. La Belgique compte six autres communes dont le revenu moyen par habitant se situe au moins 30 % en deçà de la moyenne nationale, à savoir Molenbeek-Saint-Jean, Anderlecht, Farciennes, Dison, Koekelberg et Schaerbeek. Messines, en Flandre occidentale est la commune présentant le revenu moyen le plus bas de Flandre : 16.016 euros

NDICE DE RICHESSE

L’indice de richesse est la comparaison du revenu fiscal moyen par habitant d’une région donnée avec le revenu moyen par habitant en Belgique. Le revenu fiscal moyen en Belgique équivaut à 100. Si l’indice de richesse d’une région est inférieur à 100, alors le revenu moyen par personne de cette région est inférieur au revenu moyen national. A l’inverse, si la valeur de l’indice de richesse dépasse 100, alors le revenu moyen par personne au sein de cette zone est supérieur au revenu moyen belge. Depuis 2005, l’indice de richesse a légèrement augmenté en Région flamande, est resté stable en Région wallonne et a diminué en Région de Bruxelles- Capitale.

RISQUE DE PAUVRETÉ OU D’EXCLUSION SOCIALE

En 2023, 12,3% de la population belge présentait un risque de pauvreté monétaire (AROP). Cela concerne des personnes vivant dans un ménage dont le revenu total disponible est inférieur à 1.450 euros par mois pour une personne isolée. 10,5% de la population vit dans un ménage où moins de 20% du potentiel de main-d’œuvre est mis à profit, ce que l’on appelle un ménage à ‘faible intensité de travail’ (LWI). 6,1% des Belges ne peuvent pas se permettre plusieurs biens ou services de base : ils se trouvent en situation de privation matérielle et sociale sévère (SMSD). Dans le cadre de la stratégie UE 2030, les personnes confrontées à au moins l’une des situations ci-dessus sont considérées comme un groupe à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (AROPE) : en 2023, il s’agit de 18,6% de la population soit 2.150.000 personnes.

PRIVATION MATERIELLE ET SOCIALE SÉVÈRE

6,1% de la population belge se trouvait en 2023 dans une situation où elle ne pouvait pas se permettre financièrement au moins sept besoins de base. Les disparités régionales sont importantes : 13,7% des Bruxellois se trouvaient en situation très précaire, contre 8,5% de la population wallonne et 3,4% de la population flamande. Les parents de familles monoparentales et leurs enfants sont nettement plus affectés que les autres catégories : 14,5% d’entre eux se trouvaient en situation de privation matérielle et sociale sévère.


 Source : statbel.fgov.be


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